• Home  /
  • Sport   /
  • 4 bonnes raisons de suivre les play-offs NBA
4 bonnes raisons de suivre les play-offs NBA NBA: Portland Trail Blazers at San Antonio Spurs - Jan 17, 2014; San Antonio, TX, USA; San Antonio Spurs players Tim Duncan (21) and Tony Parker (9) and Manu Ginobili (20) react during the second half against the Portland Trail Blazers at AT&T Center. The Blazers won 109-100. Mandatory Credit: Soobum Im-USA TODAY Sports Full view

Jan 17, 2014; San Antonio, TX, USA; San Antonio Spurs players Tim Duncan (21) and Tony Parker (9) and Manu Ginobili (20) react during the second half against the Portland Trail Blazers at AT&T Center. The Blazers won 109-100. Mandatory Credit: Soobum Im-USA TODAY Sports

4 bonnes raisons de suivre les play-offs NBA

Tout d’abord, quelques excuses. Oui, le suivi de la NBA n’a pas été très régulier ces derniers mois sur Groovy Brain. Oui, vous n’avez pas pu avoir votre dose hebdomadaire de NBA distillée avec humour et intelligence sur votre blog préféré. Des bisous et du love et tout est oublié n’est-ce pas ?

Parlons balle orange à présent. Ce fut une belle saison NBA : des surprises, des déceptions (nous en reparlerons plus tard), des dunks, des buzzers beaters, de la joie et des larmes. La saison NBA aura donc tenue toutes ses promesses une fois de plus.

Cependant, les vraies choses sérieuses ne vont réellement commencer que dans une petite semaine, avec l’ouverture de play-offs qui s’annoncent sans doute plus indécis que l’année dernière !

Petit tour d’horizon des quatres raisons pour lesquelles il faut suivre cette année les playoffs NBA :

 I. Parce que la course au titre s’annonce plus serrée que jamais

Il y’a encore quelques mois, tout semblait tracé : des Spurs trop vieux, des Clippers trop tendres, des Blazers et Thunder trop irréguliers, et un Heat trop fort. James et ses compadres n’allaient faire qu’une bouchée de leurs adversaires une fois le printemps arrivé. Seul Indiana paraissait devoir poser des problèmes à Miami.

Aujourd’hui la donne est tout autre :

Les Spurs, dont une partie de l’effectif (Ginobili, Duncan, Leonard, Splitter, Parker aujourd’hui) a été blessé cette saison, restent sur une série de 19 victoires consécutives, et ont retrouvé ce qui fait leur force depuis 15 ans : un jeu collectif parfaitement huilé. On les disait cramés (moi le premier), ils vont finir la saison avec le meilleur bilan de la saison. Prends ça la retraite à temps partiel.

des Spurs trop vieux, des Clippers trop tendres, des Blazers et Thunder trop irréguliers, et un Heat trop fort. C’était entendu, James et ses compadres n’allaient faire qu’une bouchée de leurs adversaires une fois le printemps arrivé

Les poursuivants à l’Ouest sont nombreux : Blazers, Rockets, Thunder, Clippers, Warriors. Ces cinq équipes semblent armées pour en faire ch*** plus d’un cette année en play-offs. Effectifs complets, joueurs de  talent, bave aux lèvres, et grosse paire de couilles, les rivaux des Spurs sont bien décidés à en découdre !

James vs Durant

A l’Est, le Heat tout comme Indiana, accusent une sérieuse baisse de régime sur la fin de saison. Les deux équipes ont dominé leurs opposants de la tête et des épaules jusque mars où leurs machines ont semblé s’enrayer : défaites embarrassantes, leaders en perte de vitesse, le doute s’est installé dans la tête des Pacers et Heat au plus mauvais moment : quand les choses comptent. De quoi les faire vaciller le jour J ? La réponse dans très peu de temps.

II. Parce que les légendes s’écrivent en play-offs

Carmelo Anthony et ses 62 points ? Ok. Le record de matchs à plus de 25 points de Kevin Durant ? Pourquoi pas. L’entrée de Dirk Nowitzki dans le top 10 des meilleurs scoreurs de l’histoire de la NBA ? C’est pas mal.

Oui, la saison régulière propose toujours de beaux moments, de ce qui nous font aimer le basket, mais ce que l’Histoire, cette Dame capricieuse, retient toujours à la fin, ce sont les légendes, les victoires, celles qui comptent, qui rapportent des bagues.

Parce que les play-offs offrent ce que la NBA peut proposer de mieux : une opposition féroce, des joueurs héroïques, des matchs au couteau où seuls comptent le courage, le mental, les épaules et les burnes.

Les play-offs séparent les forts des faibles, les cow-boys des lady-boys, les équipes des individus.
Ils sont fait d’épopées homériques, de victoires retentissantes comme de défaites insurmontables :

Les fans du Heat n’oublieront jamais ce shoot désespéré de Ray Allen l’an dernier, les supporters de la Green Army des Celtics peuvent regarder encore et encore le match 4 de la série face aux Lakers, qui virent les C’s remonter 20 points en un quart temps, tandis que les adeptes de jeu dur, de coudes saillants et de sueur collective n’oublieront jamais l’équipe des Pistons de 2004, celle composée de sacrées roublards (Wallace x 2, Billups, Prince, Hamilton), qui terrassa les triples champions NBA qu’étaient les Lakers de Shaq et Kobe.

Big Shot Rob

A l’inverse, Les fans des Kings continueront longtemps de pleurer ce 3 points assassin de Robert « Big Shot Rob » Horry en 2002 (un mec qui facture 7 titres NBA, au passage) tandis que les fans du Jazz se demandent toujours ce qu’il se serait passé si Jordan n’avait pas piqué le ballon des mains de Karl Malone ce maudit soir de juin 1998. Quand aux Suns de Barkley, ils regretteront éternellement d’avoir laissé John Paxson, le porteur d’eau des Bulls, les crucifier à 3 points lors des Finals de 1993…

La liste des matchs mythiques des play-offs pourrait ainsi s’étirer infiniment… Les légendes, qu’elles couronnent des Rois, ou consacrent des losers, ne se construisent pas en un jour…

Ah, et pour l’anecdote, Michael Jordan inscrivit 63 points en play-offs face aux Celtics, et compte 6 titres NBA, dont certains arrachés à la force de son talent. Kevin et Carmelo who ?

III. Parce que l’intensité des matchs vaut tous les réveils du monde à 3h du mat’

Chicago – Brooklyn : 1.30 am; LA Clippers – Golden State Warriors : 3.30 am. Inutile de dire que le fan de NBA se doit d’avoir le sommeil léger et le réveil flexible pour kiffer la quintessence de son sport.

Mais à la différence d’un match de Ligue 1 ou d’un Milwaukee Bucks – Utah Jazz de saison régulière, les matchs de play-offs sont toujours d’une intensité rare.

Souvenez vous juste des frissons que vous avez eu sur les série Spurs – Warriors, Heat – Bulls ou Heat – Pacers de l’an dernier ! Sans mentionner le cri strident poussé à 6h15 ce mardi 18 juin lors du panier fou de Ray Allen, et qui a probablement mis fin de manière brutale à la nuit de madame, qui dormait profondément dans la pièce à coté.

YouTube: please specify correct url

Un match de play-offs, c’est la garantie de voir un spectacle fou, une lutte acharnée, un public possédé, et des exploits qui vous réveilleront mieux qu’un café turc servi par Mehmet, le tenancier moustachu du bar d’en bas de votre immeuble, celui qui est toujours remplis de mecs en cuir qui fument des clopes de 7h à 22h. NBA, where the amazing happens. 

IV. Parce que les Spurs vont bientôt mourir

Regardons la vérité en face : les Spurs sont vieux. Mais parce que cette équipe est magique, éternelle et belle, elle mérite une belle mort, où du moins, un épitaphe digne de son talent : immense.

Depuis leur dernier titre NBA en 2007, on les annonce en déclin, usés, « finis ». On prédit qu’ils vont se faire manger par la nouvelle école. Que Griffin va « se faire » Duncan, que Curry et Lilliard vont ridiculiser Parker, que Durant va péter les chevilles de Ginobili.
Et pourtant, année après année, les Spurs répondent présents. Cette saison encore, ils vont finir avec le meilleur bilan NBA, et arriver frais en play-offs, grâce aux blessures qui ont décimé l’effectif toute l’année.

Personne ne les attend, personne ne semble s’en méfier, personne ne sait même dire qui est le leader de cette équipe, et pourtant, gageons que leurs adversaires feront moins les malins dès qu’ils se coltineront les mouv’ « back to the 80’s » de Duncan, les accélérations de Parker… Et les gros coups de fion de Boris Diaw au rebond.

Parce que cette année est peut être la dernière du trio le plus talentueux depuis Run DMC, les Spurts méritent une fin grandiose, allez, sous forme d’un dernier titre de champion ?

 

 

Written by Matthieu

Nourri à la balle orange, élevé à la Black Music, amateur de bons mots, de bière et de petits pas synchronisés. Passionné par le basket, les 33 tours et la compléxité humaine.