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BIFFF 2015 // Rétrospective du Festival. Bifff Full view

BIFFF 2015 // Rétrospective du Festival.

13 Mars 1983, un étrange festival du film d’un nouveau genre ouvre ses portes. Une fenêtre ouverte à un cinéma peu popularisé et diffusé dans les grandes enseignes. La 33ème édition du Brussels International Film Fantastic Festival est-elle rongée par la vulgarisation du genre ?

[BIFFF 2015] Carte Press B
La carte de presse en poche (on a eu la B qui ne donne pas accès aux séances de 20h ni celles d’ouverture et de fermeture de festival ainsi que la nuit) avec un grand sourire, du soleil et un bon petit verre de Maitrank (vin artisanal que l’on vous conseille)…C’est parti pour nous promener dans les couloirs magnifiques du Bozar de Bruxelles, lieu culturel important dans la ville, et de découvrir ainsi toute l’ambiance extérieure au festival. Première pièce et première surprise, un couloir avec les accès aux différentes salles, mais surtout avec des stands de maquillage effets spéciaux et un autre de Body Painting planté en haut des premières marches, surplombant tout le couloir. Deux concours différents organisés tout le long du festival.

Le Body Painting est un exercice intéressant surtout quand on regarde tout le travail et la précision des artistes qui titille les peaux des hommes et des femmes avec leur plus beau pinceau. Chaque artiste se base sur un courant ou un peintre tel que Van Gogh ou Klimt utilisant accessoires ou non pour agrémenter ou non leurs œuvres humaines qui se présenteront avant les séances de 21h histoire de bien nous plonger dans l’ambiance et de se laisser emporter par leurs merveilles.

Le Make-up Contest quant à lui était divisé en 3 catégories : amateur, semi-pro ou special-fx. Il était très intéressant de voir l’évolution d’une femme humaine en femme lézard ou bien même d’un homme normal à un démon sanguinaire buvant sa bière tranquillement au bar placé dans le Festivillage.

C’est ainsi qu’outre les quelques éléments de décors fantastiques placés dans le Bozar et le fait de croiser toute sorte de créatures grimer gratuitement nous plonge réellement dans l’ambiance et nous coupe du monde extérieur. Le Festival prend une ampleur encore plus immergeant lors des Zombifff’lympics où l’on se surprend de saluer divers Zombies sympathiques regardant tranquillement un film.

Transformation en femme Lézard Transformation en femme Lézard

Car oui, le BIFFF ne se prend pas toujours au sérieux et aime beaucoup la dérision surtout quand l’on voit qu’ils organisent également des Jeux olympiques, spécialement crée pour les Zombies (What the f… ?!). Le Zombifff’lympics c’est des équipes de 6 personnes s’inscrivant pour la modique somme de 3€ à diverses catégories d’épreuves telles que : Lancer de colonne vertébrale, la course de zombies, Tir Boyau et Attaque d’Humains. Ces épreuves sont organisées au Parc Royal, on y est allé malgré la petite pluie et c’était franchement bien drôle de les voir courir malgré des boyaux arrachés ou des membres décapités.

ZomBIFFF'lympics // Fallait pas faire le malin
ZomBIFFF’lympics // Fallait pas faire le malin

Vous l’aurez compris, le BIFFF ça regroupe pas mal d’activités aux alentours (et pour vous dire on en a zappé), mais ce qui restait le plus intéressant ce sont les films et courts-métrages qu’ils y diffusent ! On y vient enfin et on ne vous cache pas que nous voulions garder le suspense jusqu’au bout. Ce qu’il faut savoir du BIFFF c’est que l’affiche et la Com’ sont légèrement trompeuses. On s’attend à un gros festival bien bourrin avec que des films gores et d’horreur et pour les personnes qui y sont allergiques, ça peut leur laisser un froid de cadavres.

Pourtant grosse surprise à ce niveau-là, les genres sont variés, mais assumé et on peut y trouver délire à son gout . Des films dans un « délire complètement barré, mais de qualité »(The Editor, Ninja Annihalator 4,…), des navets ultras pourraves (Born To Die, Robot Overlords…), mais aussi des films d’une qualité incroyable tel que: Turbo Kid (on en parle ici) ou encore Spring qui est une comédie-romantique mélangée au genre horreur/fantastique et ça claque !

Dealer, budgétisé par l’acteur principal (Dan Bronchinson) pour la somme ridicule de 165 000 € pour 12 jours de tournage, crée pas un Jean-Luc Herbulot lassé qu’on ne montre que le cinéma « pourri » de la France. Dealer c’est un mélange de Tarantino, Requiem For A Dream, Snatch, C’est Arrivé Près De Chez Vous, et j’en passe. Du bon crue bien lourd, bien trash, bien thriller. Une belle décente aux enfers à la Dante.

Young Ones, Western post-apo décoiffant dans l’image avec un scénario qui tiens la route. On y sent une influence dans l’image à la Star Wars. Film très intéressant qui mérite qu’on y fasse un détour.

Un gros coup de cœur pour ce festival qui fût une belle surprise ! Ne ratez aucunement l’édition 2016 pour la 34ème édition du festival, car il ne faut pas oublier que c’est le public qui fait l’ambiance du BIFFF et on peut vous le dire qu’en plein séance entendre des cris, des petits « private joke » liés au BIFFF ainsi que tout un rituel quand la projection commence (notamment on applaudit pour chaque titre qui apparaît à l’écran)… Ça fait peur au début, mais c’est un délice au final ! Ça donne une impression de voir un film avec un énorme groupe de potes. Si tout cela ne vous chauffe toujours pas, voici un petit résumé de l’ambiance

Written by John

Cinéaste en freelance."Le cinéma c'est ma came" serait ma devise imprimée derrière mon t-shirt préféré. Amoureux des pâtes, passionné de culture et d'art et né dans le ventre d'une danseuse. Je suis un "echte"(vrai) bruxellois de souche avec un bouillon cube hollandais et un soupçon de suédois.

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