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[BIFFF 2015] // « Turbo Kid » de François Simard, Yoann-Karl Whissell et Anouk Whissell Turbo Kid Full view

[BIFFF 2015] // « Turbo Kid » de François Simard, Yoann-Karl Whissell et Anouk Whissell

Du 7 au 19 avril 2015 s’est tenu à Bruxelles la 33 éme édition du BIFFF. Et non, le BIFFF ç’a n’a rien à voir avec le poète des temps modernes qu’est ce cher B2O. Ces initiales signifient en réalité « Brussels International Festival of Fantastic, Thriller & Science-Fiction Film », tant qu’a faire dans la simplicité, au final pourquoi pas? Bref, on se contentera ici de l’appeler par son doux diminutif , « BIFFF ». Si tu as lu le titre de cet article, tu sais déja pourquoi j’aborde ce sujet donc coupons tout de suite l’herbe sous le pied de ce suspens insoutenable car je veux ici te parler d’un des films qui m’a le plus touché durant ce festival autant par son approche sincère et décomplexée que par le regard nostalgique qu’il porte sur le cinéma d’exploitation des années 80. Un film qui ne fait malheureusement pas partie du palmarès du BIFFF, certes, mais qui a la chance de faire partie d’un palmarès un peu plus proche des étoiles, celui de mon coeur. Parlons donc de ce si généreux Turbo Kid.

Turbo Kid

Tout d’abord, soulignons le fait que le film nous vient du Québec et comme souvent quand ça vient de chez nos si joyeux cousins, c’est un vrai vent de fraicheur (halte au Garou Bashing). Le contexte dans lequel se déroule l’action de ce Turbo Kid est somme toute assez classique, en effet l’histoire se déroule en 1997 dans un futur post-apocalyptique vu par les années 80, ce qui nous rappelle déjà un certain Big John, dans lequel l’eau est à présent un luxe tellement rare que les hommes du grand méchant Zeus (joué par un des bad guy les plus badass des 80’s, Michael Ironside) se baladent un peu partout à vélo pour éclater le crâne des badauds qui auraient la malchance de se dresser sur leur chemin, tout ça afin d’extraire le précieux liquide de leur cadavre.

C’est sanglant, jouissif, inventif et pleins de superlatifs et même si c’est parfois trop premier degrés et un poil trop long, il en ressort surtout beaucoup de plaisir et de sincérité. Il y’a un vrai sens du découpage durant les scènes d’action, on sent que les réalisateurs ont bouffé du Mad Max et du New York 1997 pendant leur adolescence, c’est un vrai plaisir coupable de cinéphile fan de film de genre façon 80’s. La bande son est franchement excellente, elle atteint son objectif en nous faisant voguer durant 1h30 à bord d’un radeau couleur néons aux sonorités synthétiques, elle est signée par Le Matos, groupe québécois électro old school.

TUrbo kid

Le film transpire la passion et rien que pour ça, ça aurait mérité un prix. Certes il y’a pour moi des faiblesses techniques notamment niveau étalonnage et rythme du montage mais si les réalisateurs arrivent à s’en affranchir pour leur prochain opus, alors on ne peut que se demander : si seulement Hollywood prenait le temps de se tourner vers les films de genre indépendants et laissait à leurs réalisateurs la liberté d’expression et surtout d’action qu’ils méritent, ce film me fait penser qu’on pourrait bien vivre un nouvel âge d’or du film de genre. Et avec Turbo Kid on se met à rêver d’un bataillon de cinéastes qui viendraient prêter mains fortes aux Edgar Wright et Tarantino déjà bien en place à Hollywood et pour l’instant dernier gardiens passionnés du film du genre outre atlantique. Oui Turbo Kid est de ce genre là, portant haut et fier ses inspirations, on en est ressorti revigorés et le cœur rempli de bonnes énergies. Alors, certes, il n’a pas remporté de prix au BIFFF mais il poursuit actuellement une carrière internationale très prometteuse en festival, on ne se fait donc pas trop de soucis pour l’avenir de ces trois réalisateurs qui sont à suivre de très près.

Et en bonus, le court métrage T is for Turbo par lequel tout a commencé:

Written by Sélim