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L’interview de Didier Piquionne de Make It Clap Agency ! L’interview de Didier Piquionne de Make It Clap Agency ! Full view

L’interview de Didier Piquionne de Make It Clap Agency !

On vous a parlé cette semaine de la soirée Hip Hop Soul Party ( dit HHLS) tant connue pour tous les parisiens amoureux de Hip Hop. A cette occasion, Groovy Brain a rencontré Didier Piquionne le fondateur de Make It Clap Agency et l’organisateur de la HHLS.

Entrepreneur et membre actif de la street culture, vous apprendrez énormément des dires de Didier Piquionne.

L'interview de Didier Piquionne de Make It Clap Agency !

Groovy Brain: Peux-tu te présenter et par la même occasion nous présenter Make It Clap Agency ?

Didier Piquionne: Je suis le dirigeant fondateur de l’agence Make It Clap. J’ai été formé par quelqu’uns des meilleurs en matière de marketing lié à l’entertainment : Olivier Brandon (IZB / Urban Act) – Sébastien Farran (Lickshot – NTM). Grâce à ces expériences de qualité, j’ai pu monter mon propre business et je pense avoir réussi quelques projets qui resteront gravés dans les annales de l’event urbain. Je suis un véritable passionné de musique et de spectacles.

Ma culture mère vient des antilles et je suis passionné de cultures urbaines, on retrouve donc forcément un mélange très coloré dans les projets que je conçois, dans les directions vers lesquelles je pointe…. Concrètement Make It Clap a produit le 1er concert de Rick Ross à Paris, créé un événement légendaire en Guadeloupe (le Summerbreak) et produit un event hip hop & électro au Queen Club et au 79. Make It Clap, qui aura 10 ans l’année prochaine, conceptualise et produit des concerts, des festivals et des soirées.

Nous sommes spécialisés dans les musiques et cultures urbaines. Nous travaillons sur Paris et les Antilles (le plus souvent en Guadeloupe).

GB: Comment s’est créée l’agence Make It Clap ?

D.P: Comme précisé plus haut, j’ai fait mes armes au sein de structures piliers dans leurs domaines. Urban Act d’abord, agence spécialisée en Guerilla Marketing et Marketing opérationnelle, je dirigeais le pôle musique et spectacles. Puis, au sein de Lickshot structure de management / production d’artistes et spectacles. J’avais beaucoup appris auprès des deux grands dirigeants qui m’ont formé, je me suis lancé et j’ai monté Make It Clap. J’ai commencé seul, puis j’ai intégré Omax à la com’ et Ciryl Coudoux pour développer avec moi le pôle concerts/festivals… Depuis nos chemins se sont croisés mais nous continuons de collaborer chacun avec sa structure respective. En presque 10 ans, nous avons réalisé de très belles choses, je ne peux qu’être fier du chemin parcouru.

G.B: Peux-tu nous expliquer le concept des soirées HHLS ?

D.P: L’idée de base était de rassembler les différentes tribus urbaines.  J’avais été très actif dans le développement de la scène Nu Soul française, mais j’étais embêté de sentir qu’il existait des clivages entre les amateurs de soul, de hip hop old school ou de sons plus club… Pour moi si tu aimes la black music, tu peux kiffer autant un Rick Ross bien hardcore, qu’un classique de Nas ou encore un bon D’Angelo bien groovy. J’observe beaucoup les states et j’avais remarqué que les clivages entre les différents acteurs de la scène black music n’existaient pas comme ici, d’ailleurs avec le temps les barrières sont carrément tombées au point que tous collaborent les uns avec les autres…. La seule valeur qui prévaut c’est le bon son ! C’est à partir de cette idée simple qu’est née la soirée Hip Hop Loves Soul «la soirée des amoureux du bon son» !

On y a ajouté de « l’entertainment » pour que le concept puisse perdurer dans le temps : de gros dispositifs vidéos et lights, des happenings d’artistes (China, Sidney, Busta Flex…), des release d’album (Evolver de John Legend, American Gangster de Jay Z), des thématiques originales (cabaret Idlewild…) et aujourd’hui des prestations d’artistes US (Stevie J l’en dernier, August Alsina cette année).

G.B: Cette fois, le thème de la HHLS était la Edition de Deluxe Make it America. Peux-tu nous en dire plus ? Pourquoi avoir choisi de développer ce concept ?

D.P: Cette Made In America, est un hors série, une sorte de remix club de HHLS. Je suis assez versatile et j’insufle cette versatilité à mes projets. Hip Hop Loves Soul classique se la joue beaucoup moins clinquant, avec les Made In America on veut aller encore plus loin dans l’entertainment, d’où les prestations d’artistes US et le choix de lieux plus « bling » ! On la joue un peu à la Jay Z, on propose des singles en mode classiques et des singles plus clubs, encore une fois la seule valeur qui prévaut pour nous c’est le bon son et la qualité de l’event en général !

G.B: Il y a eu une belle surprise pour cette édition soit le showcase d’August Alsina. Comment cette collaboration s’est mise en place ?

D.P: Ca fait un moment qu’on suit cet artiste, qu’on apprécie son travail. J’avais aussi cette envie de proposer ce fameux hors série Made In America. Il préparait sa première tournée Européenne, et on avait une opportunité sur ce club parisien, on a fait matcher tout ça pour proposer une belle collab’ à nos amoureux du bon son ! Il est important de noter que comme toujours chez MIC (Make It Clap), nous avons à cœur de proposer de l’exclusif et August c’est du super hot, c’était sa première fois en France et nous sommes très fiers de l’avoir eu avec nous.

G.B: On va vers la 8e année de la HHLS. Quel est votre secret ?

D.P: Beaucoup de travail, une passion sans borne pour le bon son, de l’amour pour nos clubbers, cette volonté de livrer un projet unique à chaque édition !

G.B: En 8 ans, la clientèle a changé, les générations d’amoureux du Hip Hop et la musique aussi ont évolué. Comment décrirais-tu aujourd’hui la clientèle HHLS ?

D.P: Nos amoureux du bon son on les adore, les nouveaux comme les anciens ! Ceux d’aujourd’hui sont encore plus à la pointe que les précédents, musicalement, dans le style vestimentaire aussi. Ils ont entre 20 et 30 ans et comme les précédents d’où qu’ils viennent, quelles que soient leur affinité musicale de prédilection. Ils communient tous le temps d’une soirée du moment qu’on leur joue du bon son et qu’on leur offre un divertissement original.

G.B: Selon toi, quels sont les 5 critères qui défini une bonne soirée ?

D.P:  Créativité, musicalité, clubs originaux et de qualités, entertainment efficace, rigueur.

G.B: Mis à part la HHLS, sur quelles autres événements êtes-vous en train de travailler ces temps-ci ?

D.P: Le prochain Quai 54 qui va être EPIC ! Un festival cet été en Guadeloupe, le prochain Sneakers Day.

G.B: Le « Groovy » mot de la fin … ?

D.P: Longue vie au bon son, longue vie à Groovy Brain, longue vie à Make It Clap !

Merci Didier pour cet interview et on espère te revoir très vite sur un de tes évènements.

Written by Estelle

Community Manager dans le menswear. Passionnée par la culture Hip-Hop. Danseuse à mes heures perdues et sosie de Beyoncé de dos, dans le noir. J’aime la musique , les Pringles originals, le Fanta à l’orange, les burgers, le nougat, le pecorino... et la série Berverly Hills (sauf Kelly Taylor) !