• Home  /
  • Sport   /
  • NBA Finals : San Antonio Spurs vs Miami Heat, notre analyse des trois premiers matchs
NBA Finals : San Antonio Spurs vs Miami Heat, notre analyse des trois premiers matchs resizedNBAFinals Full view

NBA Finals : San Antonio Spurs vs Miami Heat, notre analyse des trois premiers matchs

A quelques heures du Game 4, cette nuit à San Antonio, à 3h05 (pour les fêtards, notez bien l’horaire, ça vous évitera de tomber sur une rediff des filles d’à côté en rentrant de soirée), Groovy Brain vous livre son analyse pointue (toujours) et de mauvaise foi (parfois) de ces trois premiers matchs des NBA Finals.

Depuis le début des Finals, tout semble éloigner San Antonio de Miami :

Un effectif besogneux et humble construit autour de ses deux leaders éternels (15 saisons pour Duncan, 12 pour Parker) face à une équipe bâtie pour les spotlights et autour de deux stars spectaculaires.

Un coach à l’allure de milicien Serbe charismatique et respecté de tous face à un jeune loup discret et qui évolue dans l’ombre de James et Wade.

Des tribunes remplies de rednecks Texans, bruyants et illettrés face à des gradins garnis de bimbos latines et de rappeurs français en quête de reconnaissance (Izi).

Plus qu’une opposition de styles, c’est presque un match des extrêmes que se livrent les deux équipes.

 

Du coup, quelle analyse tirer de ces trois premiers matchs, et quelles tendances semblent se dessiner pour le titre ?

 

San Antonio : les sans grades font le job

Toujours articulé autour de son propre Big Three (Duncan, Parker, Ginobili), les Spurs sont une machine de guerre impeccablement huilée. Sur ces trois premiers matchs, lorsque l’un des trois leaders semble en deça, les deux autres se surpassent comme ce fut le cas dans le Game 1. Alors parfois, la machine peut s’enrayer comme dans ce Game 2 où rien n’est rentré, mais heureusement, à San Antonio, d’autres joueurs sont capable de prendre le relais.

 

Green Neal Spurs

Car chez les Spurs, le mot collectif a vraiment un sens : Danny Green, Kwahi Leonard, Gary Neal… quand les leaders ne sont pas au top (Tony Parker finit à seulement 6 points dans le Game 3), ce sont les seconds couteaux qui occupent le devant de la scène.

Danny Green et sa vilaine moustache ont ainsi fait parler la poudre lors du match 3 avec un incroyable 7/9 à trois points, qui faisaient suite à un 5/5 toujours à 3pts lors du Game 2.

Gary Neal, le backup de TP a lui fini ce même match 3 avec 24 pts dont quelques paniers sacrément couillus et phénoménaux.

Quand à Kwahi Leonard, outre des tresses douteuses, il est responsable du très mauvais début de Finales NBA de LeBron James.

Alors certes, ces mecs là ne sortiront pas le match de leur vie chaque soir, mais il est important pour les Spurs, de pouvoir compter sur un effectif complet de 8 ou 9 joueurs, qui permet de reposer les articulations vieillissantes de Duncan et Ginobili !

 

Miami : mais que fout LeBron James ?

Ah, ça c’est sur, c’est facile de faire le beau pour la promo de NBA 2k14, mais sur le terrain, LBJ ne se montre pas au niveau de la note de 99 que lui ont affublé les développeurs du meilleur jeu NBA actuel !

Certes, l’ogre est proche du triple-double en moyenne sur ces trois premiers matchs, mais son apport offensif est ridicule pour un joueur de son standing (16,7pts de moyenne). Surtout, LeBron s’est montré incapable de faire la différence lorsque son équipe en avait besoin.

James en zerme

Alors oui, depuis le début de sa carrière, James a résolu de nombreuses équations défensives, et nul doute qu’il se rattrapera les matchs à venir, probablement dès ce soir, mais attention à ne pas s’effondrer mentalement ! On a tous le souvenir d’un James perdu lors des Finals 2011 face à Dallas, et on est pas loin de penser que ça pourrait se reproduire face aux Spurs lors de cette série.

Mais le problème va au delà du seul James pour le Heat : Bosh et Wade sont particulièrement visés, incapables de relayer leur leader, ils enchainent les mauvais choix offensifs, et les errances défensives. Allen, Chalmers, Miller, Andersen ou Haslem font ce qu’ils peuvent, mais leur rôle est de stabiliser la baraque, pas de la porter !

 

Voilà pourquoi ce match 4 s’annonce déjà comme décisif. Les américains le surnomment le key game. Si les Spurs gagnent, ils seront à une victoire du titre, qu’ils joueront chez eux dimanche. Si le Heat égalise, la série sera complétement relancée, et devra s’achever à Miami.

Wadé Duncan

A James et Miami de trouver comment exploser cette défense ultra solide des Spurs pour revenir dans ces Finals, et aux Spurs de capitaliser sur la confiance acquise et d’enfoncer le clou une bonne fois pour toutes, pour le plus grand plaisir de toute l’Amérique (un sondage annonce que 49 Etats sur 50 souhaitent la victoire des Spurs sur le Heat, le seul état souhaitant l’inverse étant… la Floride !)

Written by Matthieu

Nourri à la balle orange, élevé à la Black Music, amateur de bons mots, de bière et de petits pas synchronisés. Passionné par le basket, les 33 tours et la compléxité humaine.