• Home  /
  • Agenda   /
  • On a assisté à un match de play-offs au Madison Square Garden
On a assisté à un match de play-offs au Madison Square Garden MELOMAN Full view

On a assisté à un match de play-offs au Madison Square Garden

 « Game Time, Baby !!! »

c’est ce qu’on pouvait entendre autour de la 34th Street à New York, ce dimanche 5 mai 2013, à quelques instants de la première demi-finale de la Eastern Conférence entre les New York Knicks de Carmelo Anthony et les Indiana Pacers de Paul George.

Chanceux que vous êtes, nous étions sur place pour vous faire vivre depuis la mythique salle New Yorkaise le premier match de la série… So, Go Hard or Go Home !

 

14h30, sortie de la station de métro, envahie d’hommes, de femmes, d’enfants, tous habillés d’orange et bleu, les couleurs des Knicks. Aux Etats-Unis, on ne rigole pas avec le supporterisme (ou le marketing, au choix) ! Les maillots Anthony prédominent, of course, mais les liquettes Shumpert, Felton et Chandler sont également bien représentées.

Dans la rue qui donne sur le Madison, des stands de nourriture sont là pour combler l’appétit de nos amis américains. Gyros (sandwichs grecs), Tacos, Smoothies, hot-dogs, il y’en a pour tous les goûts, tant qu’ils sont gras et sucrés !

 

On s’approche de la salle, les vendeurs de tickets à la sauvette affluent, et tentent de refourguer leurs places plus ou moins louches à des mecs tout aussi louches… Sans grand succès.

 

Autour de la salle, c’est déjà le gros show. Ici, un barbershop propose une coiffure à l’effigie des Knicks, là un « 5 boro contest » fait s’affronter des gamins des cinq quartiers de New York dans un concours de tirs,  que la petite caille-ra du Bronx semble outrageusement dominer.

IMG_1949 IMG_1955

Nous pénétrons enfin le Madison, en compagnie de supporters des Knicks visiblement alcoolisés, qui huent un malheureux fan d’Indiana égaré parmi eux, et encouragent les vigiles à « le foutre à poil » et « le fouiller à fond », dans une ambiance très bon enfant comme on en voit rarement dans nos stades européens.

Avant l’entrée dans les gradins, on distribue des tee-shirts orange, on nous propose d’acheter tout types d’accessoires de merchandising, comme des doigts géants « Go Knicks », à des prix défiant toute concurrence. « It’s a play-offs price bro’, fuckin’ crook price ! » dit un type bedonnant à son pote roux.

 

15h25, on est installé sur nos sièges, le match ne va pas tarder à débuter. Les spectateurs se ruent sur les nombreux stands de bouffe (hot-dogs, burgers, pizzas, nachos, bières… Pas de trace d’une salade bio ou de quinoa ici) pour ne pas rater l’hymne américain, hyper solennel forcément, et la présentation des joueurs. Melo remporte haut la main le prix de l’entrée la plus bruyante. Le Madison Square Garden est on fire à l’annonce de son nom !

 

Le match maintenant. On a affaire à un sacré game de play-offs, avec de vrais guerriers : des coups, de la sueur, du sang, des paniers de folie, bref, du gros basket !

Chandler et Hibbert s’embrouillent toutes les cinq minutes, Kenyon Martin harangue la foule sur chaque action, Shumpert et Felton assurent le scoring, mais New York ne trouve pas la clé pour percer la défense des Pacers. Lors d’un temps-mort, Pat Ewing, légende vivante des Knicks apparait sur l’écran géant de la salle, et déclenche un tonnerre d’applaudissements de la part du public, suivi de longs « Pat Ewing ! Pat Ewing ! ». Le MSG n’oublie pas ses anciennes gloires, et c’est tant mieux !

IMG_2011

Malgré les timides « MVP ! MVP ! » qui descendent des travées du Madison, Carmelo fait du mauvais Anthony et foirera complètement son match (il terminera à 10/28 aux shoots). Il n’est pas épaulé par le meilleur 6e homme de l’année, JR Smith, lui aussi hors-sujet. Côté Pacers, le collectif fait le taff (6 joueurs à plus de 10 points), et permet à Indiana de prendre les devants peu avant la mi-temps.

La mi-temps est assurée par les pom pom girls, des dunkeurs fous, de la chanson et de la danse. Pour les puristes, au 1e rang, Spike Lee démonte un bon vieux hot-dog des familles, à la fraiche, comme l’un des nôtres. Pour l’anecdote, à chaque match, il fait le trajet Brooklyn – MSG en métro, comme n’importe quel fan. Spike Lee, définitivement un mec plus cool que toi.

La deuxième mi-temps suit le rythme de la première, l’agressivité en plus. Chandler est exclu, Paul George et Roy Hibbert ne sont pas loin non plus, et la tension monte au fur et à mesure que les Pacers se détachent. L’arbitre est chambré lors d’une erreur par un « He said so ! » bien plus gentillet que ce que l’on peut entendre de par chez nous !

 

Menés de 10 pts à quelques minutes de la fin les Knicks sont ramenés à 6 ppoints par Carmelo Anthony, qui réussit enfin à rentrer ses shoots. Il en réveille même ce bon vieux Spike qui ne tient plus sur son siège et s’excite comme un gamin au bord du terrain. C’est alors que le Garden se décide à justifier son surnom de « World most Famous Arena », et commence à donner de la voix.

IMG_2008

Chaque possession des Pacers est un enfer, les « Defense ! Defense ! » des 30 000 spectateurs, debout, résonnent dans la salle, la pression est dingue et l’atmosphère, irrespirable. Malheureusement, au fur et à mesure que les Knicks échouent à refaire leur retard, les supporters, jusque là très clean, commencent à se lâcher et balancent quelques « Fuck dis shit ! ».

 

Il reste deux minutes à jouer, le match est plié, et le MSG se vide avant même la fin du match. Il est 18h30, les Knicks viennent de rater leur entrée dans leur série, et devront se reprendre mardi 7 mai pour éviter une mauvaise surprise. Heureusement pour nous, New York est une ville pleine de lieux à même de faire oublier cette défaite aux nombreux déçus du Madison ce soir-là.

 

Written by Matthieu

Nourri à la balle orange, élevé à la Black Music, amateur de bons mots, de bière et de petits pas synchronisés. Passionné par le basket, les 33 tours et la compléxité humaine.