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Ovni Ciné // Seven days in Hell, de Jake Szymanski. 7 days in hell Full view

Ovni Ciné // Seven days in Hell, de Jake Szymanski.

Juillet 2001. Wimbledon est le théâtre d’un match qui changera à jamais l’histoire du tennis, un match viscéral, un tableau passionné et passionnant aussi bien sur le court qu’en coulisse.

D’un coté la star confirmée issue d’une famille légendaire, le Bad boy du Tennis comme l’appelaient alors les médias, frère de Serena et Venus, l’américain Aaron Williams.

De l’autre, le jeune loup issu d’une famille aisée, le prodige, victime des ambitions de sa mère frustrée. L’innocent british, un peu bête mais talentueux,  Charles Poole.

WIlliams vs Poole

Ces deux hommes qui, à priori, n’avaient rien en commun si ce n’est la passion du gazon, vont écrire l’histoire durant une semaine hallucinée de Juillet 2001. Sept journées interminables et invraisemblables, brouillant les frontières entre bien et mal, entre rêve et réalité, entre honte et honneur, ils vont nous faire vivre, à travers les 40 minutes que durent ce docu, 7 jours en enfer.

Entre la crise cardiaque discutable d’un juge de touche, les soupçons de dopage, les coups de pression de la Reine elle même et autres divulgations de sex tape, l’étau ne fera que se resserrer un peu plus chaque jour, à chaque service, à chaque point marqué. Menant à une fin tragique et inévitable.

Pour le reste je garderai le suspens intact concernant l’issue de ce match qui marqua à jamais l’histoire du Tennis avec un grand H.

Sachez juste que tout ce que je viens de vous décrire est entièrement et rigoureusement faux.

           Aaron Williams

 

« JEUX, SET ET MATCH » POUR L’HUMOUR.

Car Seven days in Hell est en fait tout droit sorti de l’imagination épileptique et frapadingue de Murray Miller, scénariste de qualité pour des séries telles que Girls, American Dad ou encore les Mtv Movie Awards 2004 (parce que.. pourquoi pas?). Murray Miller s’approprie le genre du Mockumentary, autrement traduit de notre coté de l’atlantique par le Documenteur.

Mais quest-ce que ça veut dire? Et bien vous n’êtes pas sans savoir que la comédie c’est en fait le drame mais avec de la distance et ce principe est appliqué ici de A à Z. En gros ça ressemble à un docu, ça sent comme un docu, c’est monté et filmé comme un docu, mais en fait c’est juste un emballage mensonger pour de la grosse comédie absurde. (Dans le genre, si ça vous intéresse il y’a deux séries qui excellent dans ce domaine: The office et Parks and Recreation. Coté cinéma le mastodonte du mockumentary c’est l’excellent Spinal Tap de Rob Reiner qui raconte l’histoire d’un faux groupe de rock dans les années 80.)

Mais revenons à notre gazon, Aaron Williams, l’enfant terrible, est interprété par Andy Samberg. Vous le connaissez sûrement de la série Brooklyn 99, du film Hot Rod ou tout simplement du groupe Lonely Island. Un comédien désormais incontournable dans le monde de la comédie US absurde et assumée. Samberg se fait très plaisir durant ces 40 minutes avec son look André Agassi époque 80’s avec bandeau et grosse touffe blonde à l’appui, il joue la rock star du tennis à la perfection et constitue la principale attraction du film.

Samberg

De l’autre coté du court, Charles Poole est interprété par celui que beaucoup connaissent sous le nom de Jon Snow, de la série Game Of Thrones autrement dit Kit Harrington. Le fait que son personnage soit beaucoup plus introverti que celui qui lui fait face résulte sur le fait qu’il a beaucoup moins d’opportunité de se lâcher  mais il faut reconnaitre qu’il joue assez bien le malaise, et ne s’en sort pas trop mal quand il s’agit de prendre l’attitude de l’idiot du village.

Charles Poole

Vous ajoutez à tout ça un faux premier degrès tout à fait irrésistible, des guest stars par dizaine (John McEnroe, David Copperfield, Will Forte, etc.), des fausses images d’archive et on obtient un OVNI télévisuel que ne renieraient pas les Monthy Python ou bien même les Nuls, car oui l’humour, tout autant que l’absurdité, ne connait pas de frontière.

Des évènements , vraiment, inattendus.

Bref, Seven Days in Hell c’est un feu vert assuré, un film qui n’a aucune raison d’être et qui, en toute conscience, fait juste ce qu’il a envie de faire c’est à dire absolument n’importe quoi. C’est pétardant, c’est fou, c’est drôle, c’est frais, ça part dans tous les sens (Ne mentionnons pas ici les scènes d’animation à base de biffles titanesques). Bref si vous êtes friand de comédie et que vous avez un minimum d’ambition dans ce domaine jetez vous sur cette bizarerie, c’est un cadeau comme le cinéma US n’en fera pas tous les jours.

Written by Sélim