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Welcome to the 2014 Lauryn Hill Experience Lauryn Hill 2 Full view

Welcome to the 2014 Lauryn Hill Experience

Groovy Brain était au concert de Lauryn Hill au Zénith et vous raconte tout comme si vous y étiez ! 

Le jour où Groovy Brain a appris que Ms Lauryn Hill serait de retour en Septembre dans la capitale ça a été l’hystérie totale. Alors on s’est dit, on doit en être ! Les images du clip Killing me Softly  nous venant en tête, le scratch de Lost Ones , la guitare de I Gotta find a piece of mind …,ON DOIT EN ETRE ! Ou plutôt l’une de nous devra en être…Certes la team Groovy se déplace en meute de loups enragés mais sur certains events on a pas le choix, il faut choisir et certains doivent se sacrifier. Bien sûr our Lauryn, personne ne voulait se sacrifier, on s’aime, on est gentil…mais pas con. Alors on a tiré à la courte paille…et je l’avoue aujourd’hui…. j’ai triché.Mais au vu de mon expérience d’hier soir, je ne regrette RIEN, non rien de rien ! Love u guys !

Alors pour entrer enfin dans la vif du sujet, la Lauryn Hill expérience c’était quoi, comment ?!

20h : Une première partie résolument soul – hip hop avec le non moins grand Sly Johnson qui nous a présenté son dernier titre Everybody Dancin’  déjà disponible sur Itunes, et nous a promis une sortie d’album très prochainement. 1h30 plus tard, une Lauryn Hill qui se fait toujours attendre… Pour ma part, aucune surprise, pas d’impatience, bien évidemment j’avais pris la température avant d’y aller. J’étais prévenue  la diva aime se faire attendre. Alors j’ai parié sur une entrée en scène à 22h30.

Fébrile à l’idée de la voir sur scène, je l’avoue j’ai pas craqué grâce à son DJ. Pour nous faire patienter, il a remonté le temps et nous fait voyagé parmi les classiques hip hop, reggae ragga, pop, soul : Dr Dre, Snoop, Michael, Shaka demus & Pliers… Chaque hit a été savamment utilisé, placé. L’objectif public en délire est atteint. On est fin prêt !

22h16 : Ms Lauryn Hill fait son entrée, à quelques minutes près je décrochais le pactole. Une voix, juste sa voix, on l’entend mais ne la voit pas. On la cherche où est-elle ? C’est quoi cette chanson ? Qu’est-ce qu’elle est en train de chanter ? Les musiciens et les choristes en placent l’accompagnent. Enfin elle apparaît ! Elle entame un Killing me Softly totalement méconnaissable. Le public, son public paraît surpris, pris au dépourvu. On voulait la chanter avec toi nous, et le «lalalalala oooh laaaa » ?! C’est pas grave. Ça groove, c’est frais, Lauryn revisite ses classiques. Dans un côté Tina Turner, on la voit chef d’orchestre, chorégraphe, chanteuse, leader, aucun détail ne lui échappe. Elle continue de perfectionner sur scène, et vit le moment avec son public, avec son groupe.

La première partie de concert est dédiée à The Miseducation of Lauryn version 2014. Le public est un peu perdu mais apprécie le maître à l’oeuvre. Lauryn est en pleine réalisation artistique et prend le public pour témoin. Ses chansons sont méconnaissables, parfois on réussit à comprendre de quelle chanson il s’agit seulement grâce aux paroles du refrain. On aurait aimé pouvoir chanter en cœur avec toi Lauryn, crier à nous en casser la voix, mais ça n’arrivera pas. Entre prouesses vocales et un rap parfait, l’artiste fait son show.  Lauryn nous fait voyager en réinterprétant ses titres dans des versions plus reggae, plus rock, plus hip hop mais sans en perdre sa soul et son groove, même Ex-factor n’y échappera pas.

La seconde partie débute dans une ambiance Unplugged No. 2.0, un guitare voix sensuel, et Mr. Intentional. Cette fois l’artiste modernise, mais en se rapprochant des versions originales. Le public parvient enfin à la suivre et l’attrape au vol.

Puis on oublie la langueur, l’ambiance feutrée, hip hop is back ! C’est au tour de la chanteuse de Fugees de faire son entrée. On en oublierait presque que The Fugees était composé de 3 membres. Vient le tour de Lauryn Hill héritière du clan Marley, Jamming, Could you be loved… le Zénith ?! Que nenni, nous sommes à Kingston Jamaica ! La folie est bien présente dans la salle et atteindra son paroxysme sur les premières notes de To Zion repris en chœur, puis Killing me Softly, le vrai cette fois ou presque et enfin Doo Woop.

C’est la fin ! On en veut encore. Certains qui ne croient plus aux rappels ont quitté la salle. D’autres crient encore, sifflent, ils en redemandent, just one more. Les lumières s’allument la salle se vident encore un peu plus, mais on veut la voir on persiste et signent « Lauryn, Lauryn ». Elle revient ! Non pas pour chanter, mais pour passer un moment avec son public, prendre des photos et signer des autographes. Alors on reste, se bouscule dans la foule, risque notre peau pour une simple photo, pour la voir d’un peu plus près.

Ce n’est donc pas une Ms Lauryn Hill qui a perdu sa voix, ou qui aurait sniffé sa coke avant son entrée de scène, fidèle à toutes ces rumeurs, mais c’est une très grande Lauryn Hill que j’ai pu voir. Une performeuse généreuse qui a su maîtriser une parfaite montée en puissance de son spectacle et aura su réinventer ses succès.

Certes c’est ici une fan qui écrit et en parle, mais je suis certaine que quiconque était présent à ce show aura su reconnaître et apprécier la qualité et l’immense talent de cette icône de la scène soul-hip hop.

Written by Jacyra

Passionnée de musique, communication, culture urbaine et web. Stalkeuse professionnelle, je suis incollable sur tous les gossips, clashes… 90’s addict, je me transforme en états-unienne quand j’en ai l’occasion !